RGPD : ça vous parle ?

 

Vous n’avez pas pu passer à côté de ce flot d’emails vous demandant votre accord ou vous informant à postériori de la manière dont on allait utiliser vos données personnelles. De même, vous avez du remarquer que maintenant à chaque fois que vous arrivez sur un site, on vous demande d’accepter, de refuser ou de choisir la politique en terme de cookies.

Suite à l’entrée en vigueur depuis le 25 mai du nouveau Règlement Général sur la Protection des Données personnelles, le fameux RGPD, les entreprises ont certaines obligations concernant celles-ci. Notamment de vous expliquer clairement les données qu’elles collectent sur vous et ce qu’elles comptent en faire.

Cela ne change pas grand-chose dans notre vie de tous les jours, mais peut permettre de nous faire prendre conscience que si nous ne faisons pas attention, nous pouvons nous faire piller à notre insu. Le numérique est aujourd’hui un véritable far west où la fin justifie souvent les moyens pour obtenir nos données.

Sur ce sujet, les réseaux sociaux sont en première ligne, et notamment le plus célèbre d’entre eux, Facebook. Le scandale Cambridge Analytica a mis au grand jour le modèle de revenu des réseaux sociaux, basé sur la revente de nos données personnelles. Mais aussi, il a permis de nous rendre compte de certaines pratiques douteuses où tout est bon pour obtenir de nous un maximum d’informations. Il est d’ailleurs plus que probable, que si le scandale Cambridge Analytica n’avait pas été dans le domaine de l’influence politique, nous n’en aurions jamais entendu parlé.

La pratique des faux questionnaires pour obtenir des données qui sont utilisées ensuite pour des objectifs qui nous sont inconnus, étaient en effet assez répandu.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Le RGDP a obligé les plateformes à revoir leur politique sur nos données et à communiquer plus clairement vis-à-vis des utilisateurs.

Sur ce sujet, Facebook fait régulièrement l’objet de rappels à l’ordre voire de menaces de la part de la commission à la consommation de l’Union Européenne. Facebook est en effet obligé de faire acte de contrition, en essayant de se conformer à la législation, et en même temps de préserver son modèle de revenu.

Malgré tout, Facebook a fait beaucoup d’efforts et fait plutôt office de bon élève par rapports aux autres réseaux sociaux, ceux qui à l’inverse de Facebook sont utilisé par nos ados…

 

Que dit la loi pour nos enfants ?

 

 

Avec le RGPD, la loi interdit maintenant formellement l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 13 ans. Le législateur estime qu’en dessous de cet âge, on n’est pas capable de faire la part des choses et l’on peut se faire exploiter. Ce qui est évidemment très différent quand on est adulte…

Entre 13 et 15 ans, l’accès aux réseaux est autorisé, mais avec l’accord des parents. Charge au réseau social en question de s’assurer de cette autorisation.

Dans les faits, des réseaux sociaux comme Whatsapp ou Twitter, ont tout simplement interdit l’accès à leurs services aux mineurs de moins de 16 ans.

Pour Facebook, si vous avez entre 13 et 15 ans, on va vous demander l’accord des parents.

Sur Snapchat, au-dessus de 13 ans, on ne vous demande rien pour l’instant.

Bien sûr, l’âge est déterminé par la date de naissance que vous rentrez lors de votre inscription…

En résumé, un enfant de moins de 13 ans, peut toujours s’inscrire, mais il devra mentir sur son âge.

C’est là qu’intervient la responsabilité des parents. Car, il n’est pas anodin d’avoir interdit l’accès aux réseaux sociaux avant 13 ans. Même aux Etats-unis, où les réglementations sur les données sont très permissives, cette règle est appliquée…

 

Donc à chacun de nous de voir en fonction de ses enfants et de ses principes. Le tout est d’être bien conscient que naviguer sur les réseaux demandent une certaine maturité et une certaine éducation qu’un enfant de 11 ans risque peut-être de ne pas avoir, et ce même si tous ses copains y sont…

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